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Syndicat Mixte d'aménagement, de gestion et d'entretien

 

des berges de la Seine et de l'Oise
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
SMSO
Hôtel du Département
2, place André Mignot
78012 Versailles Cedex

 

 

Tél. 01 39 07 88 03
Fax 01 39 07 88 28
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Restauration et entretien des berges

Techniques d'entretien et usages

La fauche tardive

Cette méthode consiste à couper les herbacées tard dans la saison, et à une fréquence très faible afin de conserver la biodiversité.

En effet la fauche tardive consiste à conserver un maximum de fleurs afin de :

  • faciliter la reproduction des insectes, oiseaux ...
  • favoriser un réensemencement naturel avec la germination des fleurs
  • contribuer au développement aux arbustes et arbrisseaux
  • aider à la densification du système racinaire permettant ainsi de fixer le sol, de mieux résister à la sècheresse et autres aléas climatiques.

 

En règle générale, les herbacées sont coupées à une hauteur de 10 cm, 3 fois par an maximum (juin, septembre, novembre)

La fauche sélective

Cette technique permet de sélectionner les herbacées à faucher. En effet, en espace urbain, en centre ville, la population est dans l’attente d’avoir des espaces verts entretenus. Les berges ne sont pas des espaces verts et ne doivent pas être tondues régulièrement. Cependant, afin de contenter la biodiversité et le regard de la société sur cet espace, il est choisi de couper à des endroits prédéfinis et d’en laisser d’autres à leur développement naturel.

La fréquence de coupe est moins fréquente que la tonte mais plus que la fauche tardive. Il peut être envisagé de couper 1 fois par mois durant la période de mai à octobre.

Cette technique permet également d’épargner de la taille des végétaux remarquables comme les orchidées, de laisser les jeunes plants d’arbres ou arbustes.

Gestion différenciée

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Mode de gestion et d’entretien des espaces verts …. Au rythme de la nature

C’est une traduction du concept de développement durable dans les espaces verts.

 


Gestion des déchets verts

 

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Les déchets verts sont les résidus des tontes, les feuilles mortes, les bois coupés, les fleurs fanées…..

L’ensemble de ces débris de végétaux lorsqu’ils se décomposent fabrique notamment de l’azote. Or, cet élément chimique en trop grande quantité asphyxie le sol et tue les invertébrés, les végétaux en place et à terme favorisent les encoches d’érosion issue du glissement des berges. En effet, comme les racines sont mortes, elles ne jouent plus leur rôle de stabilisation du sol.

C’est pourquoi il ne faut pas déposer les déchets végétaux sur les berges mais les déposer sur des plateformes structurées de compostage ou en déchetterie.



 

 

En effet, contrairement aux idées reçues, déposer les déchets verts sur les berges ne favorise pas le compost. Le compostage est une technique particulière qui consiste effectivement de regrouper dans un même lieu l’ensemble des déchets de végétaux, des résidus alimentaires… mais il est indispensable de remuer le tas obtenu pour y apporter de l’oxygène et donc de pouvoir faciliter le processus de décomposition.

 

Gestion des arbres

Les arbres et arbustes composant la ripisylve doivent être entretenus. En effet, il est nécessaire d’élaguer, ou encore d’abattre les arbres afin que leurs tailles, leurs emplacements n’engendrent pas de dégradation sur la berge.

L’élagage consiste à réduire la quantité de branches afin de redonner une forme à l’arbre. C’est le même principe que de couper ses cheveux chez le coiffeur.

L’élagage peut être sévère pour réaliser des arbres têtards .

L’abattage permet d’enlever l’arbre dans sa totalité. Cette technique est utilisée lorsque le végétal présente un danger pour la stabilité de la berge, pour la navigation ou pour les usagers sur les rives. Des arbres sont également supprimés afin de diminuer la quantité de végétaux en place pour apporter de la lumière et favoriser le développement de plantes. En effet, une trop forte densité de végétaux entraine un étouffement et la mort des sujets.

Enfin, les arbres morts sur pied sont selon leur localisation soit abattus ou alors étêté pour conserver un habitat à une faune spécifique (pics, rapaces, insectes….).

Abattre un arbre n’est pas une fatalité mais le commencement pour un nouveau cycle de vie pour les végétaux restants !

Zéro Phyto        B2-13_Zero_phyto_2

Les produits phytosanitaires est un produit pour la santé des plantes. L’objectif recherché est de soigner ou prévenir les maladies. Les phytosanitaires font parties de la famille des pesticides.

danger_environnement Les pesticides sont des substances permettant de lutter contre les organismes nuisibles regroupant ainsi les insecticides (lutte contre les insectes), les fongicides (lutte contre les champignons), les herbicides (lutte contre les mauvaises herbes), les parasiticides (luttes contre les parasites). Aujourd’hui ces produits sont présents dans l’eau, le sol, l(air et les végétaux. Ils dégradent la biodiversité et affectent la santé humaine. En effet en France, plus de 200 substances actives de différents produits sont observées dans les eaux (superficielles et souterraines) à des taux variables.

Il y a de mode de pollution :

  • Ponctuelles => lors de la manipulation des produits, rinçage ….
  • Diffuse => les produits s’infiltrent vers les eaux souterraines ou ruisselle en surface.

La pollution ainsi engendrée n’est pas seulement du faite de l’agriculture. En effet les collectivités (communes, DDE, SNCF, golfs….) mais surtout les « jardiniers du dimanche » sont responsables de ce constat.

 

B2-13_zero_phyto_1Aujourd’hui cette pollution fait l’objet d’un état des lieux et déjà des recommandations pour réduire cette contamination existe :

  • Bonnes pratiques agricoles => respecter les règles d’implantation et la conduite des cultures. Il existe des réglementations à cet effet comme la « directive Nitrates » transposée en droit français avec le décret n°93-1038 du 27 aout 1993
  • Au niveau agricoles : implanter des zone enherbée en bordure des cours d’eau, maintenir les boisements et les ripisylves, conserver les haies, les fossés,
  • Favoriser les zones naturellement enherbée à la perméabilisassions des sols
  • Déposer les emballages vides et les produits non utilisées dans les filières de récupération (déchetterie notamment)
  • Privilégier les produits les moins nocifs
  • Utiliser le bon produit pour la bonne maladie en respectant les quantités prescrites
  • Privilégier les méthodes de lutte dite « biologique »
  • Utiliser des méthodes de luttes « alternatives » notamment pour la question du désherbage avec l’utilisation d’eau bouillante, de chaleur, de mousse de coco….
  • C’est accepter voir des mauvaises herbes
  • C’est raisonner avec la méthode de gestion différenciée

Pour en savoir plus …..

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Brochure_Jardiniers_amateurs.pdf

http://www.jardiner-autrement.fr/